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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 07:22
 P1080989
A Embrun, il y a la course mais aussi l’avant et l’après. Alors, en avant, prêt ?
La préparation 
Pour ma part, elle a commencé le 1er avril…sans blague. 19 semaines séparent le jour du poisson du jour de l’Assomption. 1 cyclo non terminée, 1 tri M pas trop mal fini et 1 tri L aux abois plus tard, je décide finalement de m’inscrire à l’Embrunman.  En pleine confiance je suis !!! Quelques pépins physiques entravent ma préparation. Cette put… de cheville qui se tord quand bon lui semble et je me retrouve avec  5h00 d’entraînement  de course à pied entre le 10 juillet et mi-août. C’est grâce à quelques grosses sorties vélo avec les-copains-du-dimanche-matin et 2 semaines dans les Alpes fin juillet et début août que j’arriverai au 15 août avec  une moyenne de 9h d’entraînement hebdomadaires depuis le 1er avril. C’est pas beaucoup mais c’est pas plus mal que si c’était pire.
L’avant-course
                Arrivé 2 jours avant la course, je retrouve Ichiro, Victor, Mathilde et la Séb Thierry’s family au camping de la Vieille Ferme. Celui-ci est idéalement placé, calme et convivial, si tant est qu’on maîtrise le néerlandais. Les autres Torcéens logent ailleurs, loin de l’agitation et du tumulte régnant autour de la course. Personnellement, je tiens à vivement remercier la Séb Thierry’s family qui, dotée d’un équipement à faire pâlir les habitués du camping des Flots bleus, nous a permis de passer un séjour parfait. La veille de la course, une petite sortie vélo, un peu casse-pattes, nous permet de rouler en compagnie de JML, Pantanono et Jacky, les naturalisés Embrunais. Ce matin-là, quelques pépins mécaniques entravent notre belle sérénité : Ichiro a crevé au camping, ah bah tiens, moi aussi et Thomas a pété un câble…de son vélo bien sûr. En pleine confiance nous sommes !!! Puis, arrivent l’heure du parc à vélo, de la pasta-party au camping et des messages d’encouragements.
La course
                C’est bien beau les vacances mais il est temps que la course commence. Même pas peur…sûrement parce-que je me dis que j’ai tout mon temps. La natation se passe bien sans faire un temps exceptionnel. Température idéale, j’admire le lever du soleil et la nage de Victor que je retrouve à côté de moi au début du 2ndtour. J’arrive dans le parc et je vois mon Denis en train de se changer à toute berzingue. Victor fait une transition éclair…On est sur le sprint d’Embrun ? Le temps de me préparer et quasiment tous les Torcéens sont sortis de l’eau.  
    P1080808 - CopieJe décide de faire le vélo au feeling, sans viser de temps précis. Je profite pleinement de l’ambiance « Tour de France » dans une montée où se trouvent nos supporters, que je remercie-t-au passage, et des anonymes qui t’encouragent comme si tu étais de leur famille. Je rattrape Victor avant l’Izoard où il me laissera planté dedans peu de temps après. Denis me double dans la descente et m’offre l’un de mes meilleurs souvenirs de course. Que j’ vous raconte : Nous sommes dans la partie finale de la descente de l’Izoard,  une descente, en ligne droite qui arrive dans Briançon. Au bout de la route, des bottes de paille, de la rubalise et des signaleurs…et un virage à gauche. Et mon Denis, devant moi, qui roule…mais trop vite, qui freine…mais un peu tard, qui veut tourner…mais ne peut pas et dérape de la roue arrière pour s’arrêter à 20cm de bottes de paille. J’assiste à la scène de derrière et m’arrête pour éclater de rire. La foule dans le virage fait de même. P1080839---Copie.JPG
Arrivent le Pallon et le Chalvet dans lesquels je suis scotché à la route comme dans l’Izoard. 34x25, c’est trop juste pour moi. J’apprendrai par la suite que Victor n’aura jamais utilisé le 25 mais le 23 au maximum. Finalement, Denis et moi arrivons au parc ensemble après s’être doublés-rattrapés plusieurs fois, dans un temps tout à fait convenable.
Après avoir eu un massage des jambes proposé par 2 kinés dans le parc à vélos et mis 5 minutes à chercher ma ceinture porte-dossard qui était finalement sur moi, il est temps de partir sur le marathon. Tout comme Zamora, Denis est déjà loin, je sais que je ne le reverrai pas…même s’il se plante dans un virage. Je suis déjà content de réussir à courir sauf dans les côtes les plus raides. 2h10 sur le 1ersemi : c’est pas génial mais c’est pas plus mal que si c’était pire, une nouvelle fois. Je commence à envisager…de terminer, c’est déjà ça. Mais aussi de terminer sous les 14h00 voire les 13h30 si je fais le 2èmesemi à la même allure que le 1er. Il suffit d’y penser pour que les jambes et le souffle se coupent. C’est parti pour un 15 kilomètres marche durant lesquels me doubleront Matthieu et Thomas. A 5 kilomètres de l’arrivée, je ne vois toujours pas Franky et Sébastien me dépasser. J’effleure même l’idée qu’ils aient pu abandonner. A 4 kilomètres du bol de sangria, déboule le Franky qui me propose de finir ensemble. Je suis d’accord…mais pas mes jambes et je le vois partir. A 2 kilomètres du mojito glacé, même topo avec Séb et mes jambes. Je finis le 2ème semi dans un temps record de plus de 3h30. Je passe la ligne un peu déçu d’avoir gâché ma course sur la fin. Ichiro arrivera par la suite et permet aux Torcéens de réaliser le grand chelem des finishers. Collation, massage et retour triomphal au camping où les clients du resto font une ovation à chaque concurrent qui rentre de la course.
 
L’après-course
                Le lendemain : apéro, pétanque et glaces. Nous terminerons la journée chez Denis et Bernadette que je remercie une nouvelle fois pour leur accueil.  On mange, on boit…on rigole, on boit…on se chambre…on boit, on se… et on s’… Mais ça suffit, il faut bien avoir des choses à  se raconter à la reprise. P1080993.JPG 
A Embrun, il y a la course mais aussi l’avant et l’après…et c’est tellement plus sympa à plusieurs.
Germain
 
 
        
       
 
 

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Published by JML54 - dans TRIATHLON
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