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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 17:39
  "Allez,  je me lance !...
L’avant course
 
Le mois de juillet après Gueret est un calvaire je me bloque le dos je n’arrive pas à me débraser de la douleur. Le doute s’installe je suis stressé je rentre dans une spirale infernale ( confiance=0 + stress= mal au dos )
Début du mois d’aout, tout va bien j’arrive a reprendre l’entrainement pas de douleur ( qq séance de kiné ) allez encore une semaine ( mon kiné est en vacances ) je doute je commence avoir une petite pointe dans le dos direction osteo et repos.
Ca y est c’est le départ la voiture est blindée pas de stress on s’arrête a Vaujany ( tiens c’est le départ du triathlon de l’alpes d’huez J) toujours pas mal au dos. Arrivée a Embrun coup de stress au camping ils ne retrouvent pas la réservation ouf c’était un erreur.
Il fait beau il fait chaud c’est les vacances.
Mardi il pleut, j’ai de nouveau mal au dos, je crois que je ne vais pas prendre le départ. heureusement Océane me fait un massage musclé.
Le soir il fait froid <10° j’ai ma thermique et un pull sous mon duvet.
Les potes arrivent Ichiro, Germain, Victor, franky, Mathieu, je vois Denis et mes copains de Normandie. la pression monte, on décorne pour dire que tout va bien.  
Francky nous fait des farces ( tu n’as pas vu mes lunettes tu n’as pas vu mes chaussures de vélo…)
Mathieu se demande comment il va s’habiller.
Germain nous fait le coup de la crevaison avant de partir au parc.
Allez on dépose le vélo c’est impressionnant cette moquette bleue on s’arrête devant les premières places pour voir les vélos de winners.
Direction pasta party chez les Thierry au camping, il y avait juste assez de pates pour Victor.
 
La course
 
Il est 3h30 ( j’avais prévu de me lever a 4h15 ) j’ai les yeux grands ouverts j’entends de bruits suspect dehors, je ne suis pas le seul réveillé.
Je mets mon pantalon mes chaussettes mon pull ma thermique mon bonnet il fait 6° je commence a déjeuner la bouilloire entre les jambes pour me réchauffer les autres sont réveillés tout le monde est concentré sur ce qu’il à faire avant la course ( caca ) c’est ok pour tout le monde sauf Victor qui commence a stresser
je me mets des patchs chauffants et de la crème chauffante même si je n’ai plus mal au dos il faut prudent
5h on part la caisse dans les bras on passe devant les toilettes, allez je m’arrête. On m’attends.
5h15 on se croirais en pleine journée, il y a du monde mais tout est silencieux.
On arrive sur le tapis bleu «  je lui dis a tout l’heure »   petit contrôle de sécurité au cas où il n’y aurait pas un fou.
Vérification du matos on met tout en place on optimise la caisse. C’est l’heure de préparer la bête, combi lunette bonnet et bien sûr crème anti irritation ( vaseline ) je fais un tour d’horizon plusieurs méthodes :la pudique ou public.
Les files devant les toilettes s’allongent. Je vois Victor en stress il doit faire la queue car il ne peut pas sortir du parc.
5h50 les filles sont parties .Malgré une température très fraiche je n’ai pas froid.  
Il fait encore nuit, la musique monte, les cris des spectateurs du speaker et des triathlètes c’est émouvant.
6h c’est parti Franky m’avait dit « mets-toi sur le cote gauche » connerie c’est la bagarre mais l’eau est super bonne. Au passage de la première bouée c’est l’entonnoir mais ça va je me déporte pour avoir du champ ma hantise c’est le dos mais ca tiens je reprends confiance je nage cool et essaye de drafter
premier tour tout va bien a part un peu de bagarre a la sortie des bouées, je gère l’objectif est la confiance, dernière bouée c’est la grande ligne droite 1km c’est long. Le jour commence à se lever a chaque fois que je lève la tête un paysage fantastique apparait le reflet du soleil les écumes la rosé on a l’impression de nager dans un nuage de brume.
Je vois la sortie ca y est c’est fini je cours j’arrive a mon vélo, je me change tranquille un peu d’appréhension de monter sur le vélo je me souviens que c’est sur le vélo que je me suis bloqué le dos. Je suis concentré. je ne vois pas les autres . je prends mon vélo et c’est parti pour 188km.
 
  ... ça fait 10 jours que n’ai pas fait de vélo, première montée, je me rappelle la recto, j’ai les jambes, pas mal au dos. c’est bon je double  «  je me dis que je suis bien » la fin de la montée premier ravito, je prends un gel et un bout de banane c’est la descente, il fait froid, je commence à avoir mal au ventre je lâche un petit gaz oh lala un limite foireux .ca ne va pas. je continue a envoyer dans la descente je double
J’arrive au virage dangereux ( celui de francky )je n’en peux plus me décide de m’arrêter je me dessape derrière un rocher je vois tout le monde me doubler ca va mieux je remonte sur le vélo, j’arrive a rattraper un groupe ca y est je suis au moment magique la descente vers le lac de serre poncon,  illumine par le soleil levant j’ai envie de m’arrêter c’est trop beau allez on continue plus que 3 difficultés ( Izoard , pallon, chalvet )
Sur le retour vers embrun  je suis super bien je remonte sans forcer je vois Francois il m’encourage
Je suis de retour a embrun dans la cote de Baratier c’est le tour de France les gens s’écartent au dernier moment.
seb-thierry-velo-baratier.JPG
Dans les balcons tout va bien je bois beaucoup de coca je mange ca va Guillestre la vallée du Guil je fais coucou a francky qui a crevé. je vois l’Izoard catastrophe j’ai une crampe a la cuisse obliger de m’arrêter, la montée va être un calvaire  je monte a 8/9 au lieu de 11, je suis déjà tout à gauche je me dis qu’est-ce que ça va être a pallon.
Avant le final du col je m’arrête 30s pour décontracter les cuisses je ne veux pas m’arrêter devant les spectateurs. J’arrive au col je prends mon sac je mange mes sandwichs préparés avec germain, je vois Franck il me dit « on fait la route ensemble » ok le temps de mettre mon blouson et pipi plus de francky.
C’est la descente ca va vite je me fais plaisir mais il fait froid.
Briançon Ca va mieux plus de crampes j’avance bien malgré le vent. Pallon je doute un peu mais c’est pas long (hi hi) pas de pb ouf voici l’aérodrome ne pas forcer contre le vent .bing de nouveau des crampes aux cuisses a la fin de la ligne droite. Petite pause pour relâcher masser décontracter retour vers Embrun il n’y a plus beaucoup de concurrent et des fois j’ai l’impression d’être tout seul. Embrun je vois nono il me dit que francky est a 5mn. Le chalvet ça monte mais c’est la fin je regarde le temps vélo 8h dans la montée les gens me disent la fin a 500m mais par expérience je ne les écoute pas ( 500 m cela peut être une mauvaise surprise 700m ou 1km) enfin en haut j’ai la banane reste le marathon je prends tous les risques dans la descente je fais la course avec la moto de l’arbitre.
La moquette bleue la revoilà, je suis content reste le marathon et j’ai largement le temps même en marchant l’important c’est le tee short.
 
J’arrive a ma place 2 masseuses se précipitent sur moi «  massage » oui mais je prends le temps de me changer. ma serviette pour me cacher pas évident après le vélo j’ai la pression des masseuses. mince la serviette tombe je m’en fout je m’assoie et profite du massage bon il faut repartir je décide de courir pour voir comment va le dos. je fais le tour du lac, mon fils Theodore me rejoint a vélo pour me tenir compagnie ( a distance bien sûr) , j’ai la ceinture abdominale complètement bloquée. il faut arrêter les conneries et finir donc je décide de marcher a allure rapide 7km/h je fais l’effort de courir devant le camping et dans la ville question de fierté vis-à-vis des gens qui nous encouragent. Le temps passe et j’ai une bonne allure je fais mes calculs 10km 1h30 6h l’objectif c’est de ne pas battre le record de Victor. Je me sens mieux, nouvelle stratégie marche rapide course rapide avec fixation d’objectif visuel ça fonctionne et je commence a regagner du temps j’arrive a Baratier c’est la descente je me lâche j’ai des jambes j’ai pas mal au dos ca y est c’est parti fin du premier tour tout le monde m’encourage je cours a + de 11km/h depuis Baratier la foule me fais tenir je repasse sur ce tapis bleu je vois l’arrivée encore un tour, j’ai un nouveau partenaire mon 2eme fils Thomas, je croise Ichiro et Victor petit tape dans la main je commence a fatigué donc je recommence a marcher et courir en alternance je double je me refais doubler etc. certains se demandent comment je fais il ne veulent pas changer de rythme moi ça ne me dérange pas quand ça monte je marche a grandes jambes la descente a fond 13/14 j’arrive a maintenir ma moyenne. le long de la Durance je vois a terre un petit message d’encouragement perso J. Voilà Baratier, si c’est comme au premier tour j’ai bientôt fini. hélas j’ai mal a un genou impossible de courir, je me force ça tire je serre les dents mon fils m’encourage. Le lac, mon fils me lâche pour m’attendre a l’arrivée c’est dur je m’accroche au loin je vois une silhouette connue c’est germain je le rattrape on court un peu ensemble il est cuit. dernier ravito j’essaie de le motiver sans succès je le laisse.  « je suis finisher je suis finisher » je ne ressent plus la douleur je cours –l’allee le long du lac – la foule - le parc a velo  - le parking – dernier virage – je vois ma famille, les enfants me rejoignent on court  revoila le tapis bleu il y a beaucoup de monde on a du mal se frayer un passage il y a un autre triathlete devant, les enfants veulent le dépasser «  non  cela ne sert a rien » la ligne d’arrivée c’est fini je vois Victor on fait des photos les enfants sortent de la zone je récupère mon tee shirt «  ca va il n’est pas trop moche cette année » on attend Germain puis direction les kines, ma cousine est la ( elle est kine ) j’ai le droit a un super massage. Quand je sors il fait nuit et froid tous les potes sont partis, je recupere mon velo et retrouve ma famille frigorifiée. C’est fini on rentre au camping, on passe devant le bar et a la grande surprise tout le monde me félicite.
 
  Merci a tous de m’avoir soutenu et encouragé et un grand merci a Océane ! " 
                         Sébastien THIERRY

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Published by JML54 - dans TRIATHLON
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